Être parent d’un enfant TDAH, HPI, autiste ou hypersensible…

Être parent, mais quelle aventure ! Être parent d’un enfant TDAH HPI autiste ou hypersensible, encore plus ! Et clairement… pas celle qu’on s’imagine avant d’avoir des enfants. Comme beaucoup, je n’ai pas toujours été aussi à l’aise avec mes choix éducatifs. Je me revois encore avant d’être maman, j’étais pleine de certitudes bien ancrées :

“Mon enfant ne fera jamais de crises dans un magasin.”

“Mon enfant ne fera jamais de caprices.”

Spoiler alert : mais ça, c’était avant ! 😅

Devenir parent d’un enfant TDAH, HPI, autiste ou hypersensible

Et puis… je suis devenue mère. J’ai appris à devenir mère à ce moment là. Comme toutes les mères d’ailleurs. Mais pas de la manière dont je le pensais, dont je m’imaginais. Mais avec un enfant qui ne rentrait déjà pas dans les modèles de développement dits “standards”. Un enfant hors des cases, sans diagnostic posé à l’époque (ils arriveront plus tard).

Être parent d’un enfant TDAH HPI autiste ou hypersensible, c'est pas facile ! Encore plus quand on le sait pas.

Et sans compter aussi l’arrivée d’une deuxième merveille par la suite. À ce moment-là, je n’avais pas encore les codes, ni le mode de fonctionnement de mon fils. Ce qui a été bien difficile car j’interprétais son comportement comme un manque d’éducation. Alors qu’en fait, il était déjà en difficulté.

Mais en l’observant, en me questionnant, en ressentant… j’ai commencé à adapter ma parentalité à qui il était vraiment, à ses difficultés, et non à ce que “l’on attendait de lui”.

Alors aujourd’hui, j’ai envie de te transmettre ici les 3 choix radicaux qui ont transformé ma parentalité avec mes enfants atypiques.

Choix n°1 : Fais-toi confiance

Quand mon fils était tout petit, j’expliquais déjà à : mon médecin, une orthophoniste, une enseignante que l’on côtoyait, que je percevais des choses “anormales” dans son développement. Des toutes petites choses mais qui, bout à bout, avaient un impact sur son développement aussi bien moteur que des apprentissages en crèche et à l’école maternelle.

Malgré le fait de me questionner et d’alerter, j’ai souvent entendu : “Tu es trop protectrice.” ou encore “Laisse-le, il prend son temps.”

Mais non.

Ce n’était pas ça.

Au fond de moi, je sentais que quelque chose entravait son bon développement. Quelque chose que je ne savais pas encore expliquer, mais que je ressentais très fort.

les réflexes archaïques jouent un rôle important dans le développement de l'enfant TDAH HPI autiste et hypersensible.

👉 Plus tard, il s’est avéré qu’il s’agissait bien de réflexes archaïques insuffisamment intégrés, et que nous avons travaillé… mais bien plus tard.

Mais surtout : ce n’était pas le fruit de mon imagination, ni de l’hypervigilance d’une mère “trop protectrice”. Alors aujourd’hui, je te le dis comme je le dis aux parents que j’accompagne à distance et en cabinet :

Fais-toi confiance. Tu es la personne qui connaît le mieux ton enfant.

💌 Tu as le droit de :

  • ignorer les remarques extérieures,
  • écouter ton instinct de parent,
  • chercher des solutions qui font sens pour ton enfant (et pour toi).
Ton éducation, c'est tes règles du jeu. Surtout avec un enfant différent.

Choix n°2 : Lâcher prise

Oui… je sais. C’est facile à lire, beaucoup moins à appliquer. Surtout dans notre quotidien déjà très anxiogène et sous pression. Et je t’avoue, pour ma part, je n’y suis pas arrivée du jour au lendemain. Mais j’ai avancé pas à pas.

Et surtout, je me suis fait accompagner.

Parce que la parentalité réveille souvent :

  • nos blessures d’enfant,
  • nos schémas éducatifs qui entrent en conflit avec notre enfant différent,
  • nos peurs inconscientes

👉 C’est d’ailleurs pour ça que, quand j’accompagne un enfant, j’inclus aussi des séances avec le parent. Parce que nous aussi, les parents, ont a besoin de poser notre sac à dos et de le vider.

Lâcher prise commence par soi

Je te donne un exemple très concret. J’ai grandi dans un modèle éducatif où : je ne devais jamais me salir, jouer dehors = risquer une grosse réprimande.

Eduquer, c'est sortir des codes d'éducation.

Résultat ?

Dans mon modèle éducatif, le matin, devant l’école maternelle, je demandais à mon fils de rester immobile à côté de moi. Sauf que… rester immobile pour un enfant TDA = mission impossible. Et c’est carrément normal !

Puis j’ai commencé à lâcher prise :

  • je le laissais courir,
  • grimper,
  • se défouler avant d’entrer en classe.

Alors oui, il rentrait parfois en classe avec un pantalon sale. Mais surtout : il entrait en classe plus calme, plus disponible cognitivement.

💌 Tu as le droit de :

  • ne pas garder ton calme à chaque fois (y arriver 3 fois sur 5, c’est déjà énorme 🤘),
  • travailler sur tes blessures,
  • te faire accompagner de la manière qui te semble juste.
Eduquer un enfant différent, c'est se faire accompagner aussi en tant que parent.

Choix n°3 : Ta parentalité, tes règles du jeu

Reprenons l’exemple de l’école. Les regards des autres parents ? Bien sûr que je les ai ressentis. Et je m’imaginais même leurs pensées : “Elle ne sait pas tenir son enfant.” ou encore “Elle est trop laxiste.” Mais moi, je savais pourquoi je faisais ce choix, pourquoi je le laissais se défouler, bouger selon son besoin.

Je savais que ces 5 à 10 minutes de mouvement permettaient à mon fils de :

  • libérer son trop-plein d’énergie,
  • être plus disponible ensuite,
  • mieux entrer dans les apprentissages.

Ce n’était pas conventionnel. Mais c’était adapté à ses besoins. Et attention : ce n’est pas de l’absence de cadre. Absolument pas ! Car lorsque je l’appelais pour aller en classe, il venait. Point. C’était la règle que l’on avait mis en place.

Tu peux éduquer différemment et d'une manière adaptée aux difficultés de ton enfant TDAH HPI autiste et hypersensible.

Un cadre différent reste un cadre

Mettre en place un cadre différent, c’est une parentalité qui te ressemble. Et tu as totalement le droit de sortir des codes que l’on t’indique dans les livres ou des injonctions que l’on peut te donner (d’ailleurs, sans ta permission !).

Créer ta propre parentalité alignée avec tes valeurs et en adaptée aux “différences” de ton enfant, ce n’est pas être laxiste. C’est être cohérent avec ton enfant et ta famille.

💌 Tu as le droit de :

  • sortir du cadre éducatif “classique”,
  • écouter les besoins spécifiques de ton enfant,
  • faire de ton mieux (et c’est déjà énorme),
  • craquer parfois… parce que oui, c’est difficile d’être parent, mais encore plus d’enfant hors des cases.

Et si on arrêtait d’être des parents parfaits ?

Bref être parent d’un enfant TDAH, HPI, autiste ou hypersensible, c’est douter, ajuster, apprendre, déconstruire, douter, et recommencer. Mais surtout : faire confiance à ce que l’on ressent profondément.

Bien sur que tu navigues dans le flou le plus total. Parce que ton enfant ne rentre dans aucune case. Et, tout au long de son développement, tu vas l’accompagner, jongler entre qu’est ce qui relève des difficultés de son développement “normal” et qu’est-ce qui relève réellement du trouble. Ce questionnement, il va souvent revenir. Mais sois doux avec toi-même. Tu fais déjà de ton mieux et avec les outils et les possibilités que tu as. Et c’est déjà suffisant, même beaucoup.

Tu n’as pas à être parfait. Personne peut l’être. Aucun parent. Mais l’entourer de ton amour, ta bienveillance et ta compréhension, sont les meilleurs supports que tu apportes à ton enfant TDAH, HPI, autiste ou hypersensible. Et déjà rien que pour ça, bravo à toi !

Si cet article résonne en toi, si tu te reconnais dans ce parcours, sache que tu n’es pas seul·e. Rejoins-nous ici ​💌​.

Ta parentalité n’a pas besoin d’être parfaite. Elle a juste besoin d’être alignée.